Une occupation humaine depuis la protohistoire jusqu’à la fin de l’Antiquité, sur le site de la Corneirelle à Peynier

Sur le chemin de la Corneirelle à Peynier, l’Inrap a fouillé une occupation d’époque protohistorique, un chai antique et une série de sépultures de l’Antiquité tardive et du début du Moyen Âge.

Le projet d’aménagement d’un nouveau quartier économique, commandé par la Ville de Peynier, a mené le Service Régional de l’Archéologie (DRAC PACA) à prescrire une fouille archéologique du chemin de la Corneirelle. Le chantier en cours, sous la responsabilité de l’Inrap, a mis au jour une superficie de 24 000 m2 divisée en trois zones : une occupation protohistorique, un espace funéraire et un établissement antique. Ces découvertes enrichissent nos connaissances sur l’occupation humaine à travers le temps dans notre région.

En bordure du ruisseau, les vestiges en creux sont les témoins d’une occupation d’époque protohistoriques. Sur le promontoire rocheux dominant la plaine, un espace funéraire a livré un petit regroupement de sépultures à inhumation. L’établissement d’époque antique est localisé au sud de l’espace funéraire.

La protohistoire (IIe-Ier siècle avant notre ère), une occupation en forêt riveraine (ripisylve)

L’occupation protohistorique est localisée en bordure du ruisseau, le Verdalaï. Elle se caractérise par une installation sporadique marquée par la présence de fosses contenant des pierres chauffées, des dépôts céramiques et de foyers. La découverte de silos, contenants creusés à même le sol permettant de conserver les récoltes et provisions, sont le témoin d’un habitat sédentaire.

Un bâtiment de stockage et de production antique

L’occupation antique est marquée par la présence de constructions appartenant vraisemblablement à un domaine rural (villae). La découverte de nombreuses fosses accueillant des dolia permet d’interpréter cette aile du bâtiment comme un chai. Les dolia sont de grands contenant en terre cuite utiles à la conservation des aliments comme le vin et l’huile. La présence d’un bassin peut être le témoin de la fabrication du vin.

Construction appartenant vraisemblablement à un domaine rural (villae) © S. Parmentier, Inrap

Un espace dédié au funéraire

Une quinzaine de sépultures datant de la fin de l’Antiquité ou du début du Moyen Âge, toutes orientées est-ouest, ont été exhumées au sommet d’une colline. Il s’agit principalement d’inhumations en coffrages de tuiles de section triangulaire (ou tombe en « bâtière ») implantées dans le substrat marneux. Ces sépultures renferment aussi bien des restes osseux d’individus adultes que d’individus immatures. Dans plusieurs cas, des ossements en position secondaire sont également retrouvés associés à l’individu en position primaire à l’intérieur de la bâtière mais aussi à l’extérieur de la bâtière.

Les réutilisations au cours du temps des sépultures et/ou des creusements pour des inhumations successives de plusieurs individus suggèrent une pérennité de ces structures dans le temps et la présence d’éventuels marqueurs de signalisation en surface.

Le projet d’aménagement : un nouveau quartier économique pour Peynier

Le projet d’aménagement du site de la Treille-la Corneirelle, engagé par la commune de Peynier, a pour objectif d’accompagner le dynamisme économique de la Zone d’Activités Peynier/Rousset en proposant des activités tertiaires, de nouveaux équipements publics ou d’intérêts collectifs, des services et des logements diversifiés avec à la clé environ 200 emplois qualifiés et non qualifiés : service de santé, petite enfance, personnel d’entretien et de maintenance,…

Une programmation mixte d’intérêt général
Le projet d’aménagement prévoit la création de 750 à 1500 m² de surfaces d’activités, environ 7500 m² de surface tertiaire, d’un EHPA et d’un EHPAD, d’une résidence séniors, d’une cuisine centrale, d’une crèche d’entreprise, de logements sociaux pour pallier les disparités de répartition sur le territoire du pays d’Aix, ou encore de logements pour les actifs à proximité immédiate de cet important bassin d’emplois.

Un quartier intégré dans son environnement
Le principe de l’Approche Environnementale de l’Urbanisme qui a été mis en place pour ce projet a permis de dégager des emprises de 9ha sur un secteur de 15a. La prise en compte du paysage a été un facteur décisif dans ce choix, afin de respecter la qualité paysagère du site de la Treille et de répondre aux vocations multiples des différents espaces. Ces espaces d’activités et de services seront implantées de manière compacte à proximité de la RD56C avec des hauteurs limitées (R+1 et R+2). En ce qui concerne le logement qui sera prioritairement implanté à proximité des habitations existantes, la hauteur des constructions ne dépassera pas le R+2 pour des raisons paysagères.

Ce parti d’aménagement permettra de préserver des espaces de nature et de respiration entre les bâtiments et de conserver la qualité paysagère du site. Un gradient de densité sera respecté pour assurer une transition apaisée entre les quartiers alentours existants et le nouveau quartier. Le projet prévoit également l’aménagement d’un parc paysager.

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